L’engagement de V.Hugo

 

L'engagement de V.Hugo hugo_guernesay-300x262

Hugo après son exil

Victor Hugo fut un écrivain engagé. De ses choix qui furent variés, dont celui qui marqua la seconde moitié de sa vie: la prise de position intransigeante, en faveur de la République à partir de 1849, qui lui valut un exil de près de vingt ans, mais qui lui permit aussi de devenir à la fin de sa vie un des  » phares  » du Panthéon de la Troisième République.

L’engagement de V.Hugo est en fait plus complexe qu’il ne paraît. Il ne se limite pas à ses choix politiques. il fait aussi référence à la liberté en littérature, qui est première à ses yeux, mais aussi à la liberté politique. La liberté en littérature, c’est-à-dire celle de renouveler les formes littéraires, le vocabulaire ( » je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire « ). Or Hugo a connu la censure, par exemple sa pièce Marion de Lorme est interdite, et sous la Monarchie de Juillet où il en est de même pour Le Roi s’amuse. Il a lutté pour la défense de la liberté de la presse, contre le parti de l’Ordre sous la Seconde République. Ce combat pour la liberté littérair s’inscrit dans le roman Notre Dame de Paris (1829).

 L’exil, fut  une souffrance qu’il ne put jamais oublier. Mais donna pourtant à V.Hugo le bonheur de se consacrer pleinement à l’écriture qu’il avait un peu oubliée pour la politique. Une grande partie de ses œuvres maîtresses sont alors composées, que ce soient des romans (Les Misérablesles Travailleurs de la merl’Homme qui rit) des recueils poétiques (Les ContemplationsLa Légende des siècles,) du théâtre (le Théâtre en liberté, qui témoigne chez Hugo, d’une inspiration nouvelle). Certaines de ces œuvres donneront à V.Hugo sa réputation d’écrivain social. Pour Hugo, comme pour la plupart des républicains de l’époque, c’est par la République, par la réforme politique d’abord, que le sort du peuple progressera. Il n’empêche que sur ce terrain aussi, V.Hugo a été un éveilleur. En même temps La légende des siècles fait de lui le poète de l’Humanité en marche vers son devenir.

Lorsqu’il rentre à Paris le 6 septembre 1870, V.Hugo trouve une France en guerre. Hugo soutient la défense nationale et admire le patriotisme de la population parisienne qui supporte sans faiblir les bombardements et la disette. C’est pourquoi un peu plus tard, quand la Commune de Paris est instaurée, il ne la condamne pas avec haine comme nombre d’écrivains de renom et même s’efforce un peu plus tard d’obtenir l’amnistie pour les communards.  À sa mort en 1885, c’est tout le peuple français, lors d’obsèques d’une extraordinaire solennité, qui rendra hommage au plus grand auteur français du siècle et sans doute de tous les temps.

Publié dans : ||le 20 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

Laisser un commentaire

Avisenfolie |
Karikako |
Sacpopulaire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | D'esprit et de Coeur ...
| L' arc en ciel du bonheur
| Lirecestvoyager